PROJET DE FORAGES 2019


République de Guinée                                                                  30/06/2019
TravailJusticeSolidarité
2019 - 2020                                                                    
Document Projet

Intitulé du Projet :
Construction de forages dans la commune urbaine de Koundara
Auteur :
COJERREK - GUINEE
Personnes à Contacter :
Noms et Prénoms
Téléphones
Emails
1
Korka Boiro
(Président)
622 47 96 02
2
Mamadou Diouhaya Baldé (Coordinateur projet)
624 19 66 12
3
Mamadou Keita
(Secrétaire administratif)
622 42 09 57
Fourniture permanente d’eau potable aux populations à la base
SOMMAIRE


Photo de Famille, prise le 06 Aout 2018 à l’occasion du lancement d’une activité environnementale

I.                  FICHE SIGNALITIQUE DU PROJET


Intitulé du projet : Construction de Six (6) Forages
Zone d'Intervention : Commune Urbaine de Koundara
Domaine : Développement Communautaire Durable
Porteur du projet : Comité de pilotage du COJERREK
Cibles potentielles : Les 6 Quartiers
Zones ciblées: Hafia, Mosquée, Ecole, Dar Salam, Hamdallaye et Athiabaly
Modèles : Forages avec Energie photovoltaïque (solaire)
Nombres: Six (6) forages
Résultat attendu : Six (6) Forages
Période d’exécution prévue : Décembre 2019 – Février 2020
Budget Prévisionnel par Forage : 74.140.000 GNF
Budget Prévisionnel main d’œuvre : 56.800.000 GNF
Budget Prévisionnel global : 511.650.000 GNF
Financement : COTISATIONS MEMBRES DU COJERREK - RESSORTISSANTS – AUTORITES LOCALES – BAILLEURS DE FONDS.
Suivi / Évaluation: Comité de veille du COJERREK et Commission Technique des Partenaires ainsi que celle des autorités locales.

Une image de forage à énergie solaire

L’eau est une ressource naturelle très indispensable à la vie et aux activités humaines, l’homme l’utilise dans ces activités économiques, sociales ou culturelles et souvent en grande quantité. Sa mauvaise qualité et son déficit sont sources de beaucoup de maladies comme le choléra, la fièvre typhoïde, les hépatites la diarrhée, le paludisme etc. Malgré cela des millions d’Africains souffrent de pénuries d’eau qui sont souvent dues à une répartition inégale de la ressource, la mauvaise gestion et les changements climatiques. La république de Guinée, surnommée le château d’eau de l’Afrique de l’ouest depuis la colonisation ne fait pas exception.
Située à l’extrême nord de la Guinée, la préfecture de Koundara est l’une des parties les plus chaudes et sèches de la Guinée et est insuffisamment dotée en infrastructures de production et de distribution d’eau. Cette situation est encore plus remarquable à la commune urbaine avec un taux de croissance de la population exceptionnel ces dernières années. En 1998, une adduction d’eau a été réalisée par le gouvernement guinéen à travers la Société des Eaux de Guinée (SEG), ce qui a réduit le calvaire de la population. Cette adduction d’une capacité de 60 m3 par jour, était prévue pour une population d’environ 1000 foyers que comptait alors la commune.
Actuellement, les choses ont changé, la population s’est multipliée presque par cinq (05) surtout avec le désenclavement de la préfecture par rapport à Labé et au Sénégal depuis l’aménagement et le bitumage de la route Labé – Koundara – Tambacounda (Sénégal). De 1000 foyers en 1998, ce nombre est aujourd’hui estimé entre 5000 et 6000 foyers. A cela s’ajoute les besoins de la commune rurale de Sambaïlo où se trouvent les forages dont l’adduction n’était pas prévue au départ. Ensuite, le manque de travaux d’extension et la vétusté des installations font que la production a diminué malgré l’augmentation des besoins. Tous ces facteurs réunis font qu’aujourd’hui la commune urbaine a retrouvé sa situation de pénurie d’avant 1998. Cette situation s’avère de plus en plus invivable compte tenu aussi de la dégradation de l’environnement. De nos jours, les familles ne reçoivent en moyenne que 40 à 50 litres/jour avec des puits traditionnels taris, pendant que la température moyenne est de l’ordre de 40°C.
Face à cette situation, les jeunes ressortissants de la préfecture à Conakry ce sont rencontrés pour essayer de trouver des solutions et améliorer les conditions de vie dans cette localité très attrayante. Une commission technique a été mise en place en charge de proposer un document projet devant être porté par le COJERREK. Les solutions possibles trouvées sont :
1-      Augmenter la capacité de production de la SEG en augmentant le nombre de puits et de groupes électrogènes ; auquel cas la gestion reste entièrement à la SEG et le doute se pose par rapport à la transparence ;
2-      Mettre à disposition de la commune urbaine des citernes de distribution d’eau potable. En plus du défi de gestion, la source d’approvisionnement en quantité et qualité sera difficile à trouver ;
3-      Aménager des forages solaires dans chaque quartier pour compléter la production de la SEG avec une gestion confiée à des comités dont les membres sont désignés par les habitants même.
De ces différentes solutions, la troisième nous parait plus réaliste pour diverses raisons :
-          D’abord son indépendance vis-à-vis de la gestion de la SEG mais assurée par les bénéficiaires ;
-          Ensuite, son autonomie non seulement en termes de sources d’eau mais aussi d’énergie, donc participe à la protection de l’environnement ;
-          En plus encore c’est une solution écologique ;
-          Enfin, un coût d’exploitation très faible, seulement les entretiens réguliers.

II.                PRESENTATION DE LA LOCALITE BENEFICIAIRE

A.    La préfecture de Koundara

La préfecture de Koundara est située au Nord-Ouest de la République de Guinée, à une altitude faible située aux environs de 260 mètres en moyenne. Elle est limitée au Nord par la République du Sénégal, à l’Est par la préfecture de Mali, au Sud par la préfecture de Gaoual et à l’Ouest par la République de Guinée Bissau. Elle couvre une superficie de 5.505 km2 pour une population de 110.000 habitants en 2010, soit une densité de 20 habitants par  km2. Koundara est une préfecture cosmopolitique où vivent depuis plusieurs années une mosaïque de populations. Composée de plusieurs ethnies dont les relations sont restées toujours bonnes favorisant une coexistence pacifique vivement appréciée de tous. A noter que les premiers incidents politiques divisionnistes ne sont survenus qu'en septembre 2015 à quelques jours des élections présidentielles d'Octobre 2015. En dépit de tout cela les populations Koundara vaquent quotidiennement à leurs activités axées en grande partie sur le commerce, l'agriculture et l'élevage, qui aujourd'hui sont dangereusement affectées.
1.      Relief :
Le relief est peu Accidenté (260 m d’altitude en moyenne). Cependant dans ce vaste territoire uniforme se détache quelques élévations montagneuses comme :
Mont Ziroun (365 m) Mont Tongou (449 m) Le cocon Tandja (385 m) Mont BADIAR (505 m)
A part des montagnes, Koundara présente une diversité de paysages qui constituent bien sur une ressource potentielle touristique, avec l’existence de plateaux, des plaines comme celles de Wanoumou, de Kandaida, de Tabadel, de Kamabi. Des Bowés très riches en herbes pour le pâturage, ainsi que des bandes de sables (Sewa, Sinthian, Youkounkou) tout comme des zones de graviers signe de la sécheresse (Guinguan, Termessé).

2.      Climat :
Son climat est Subsaharien : avec une température parfois qui dépasse les 45°c en Avril et Mai, avec une moyenne de 30°C en Août et 15 à 22°C en Décembre et Janvier. Le climat est aussi du type tropical, chaud et sec, il est caractérisé par deux vents dominants : l’harmattan et la mousson : le premier vent venant de l’Est, dessèche le pays après l’hivernage. Il souffle de décembre à mai dans la direction Est-Ouest tandis que le second souffle de manière imperceptible en Mai et Juin dans la direction Sud-Ouest et Nord Est. Ce qui explique une chaleur remarquable après les pluies hivernales. Les pluies sont soumises à un régime irrégulier qui s’étend Généralement de Juin à Novembre le maximum tombant en Juillet et Août, la moyenne pluviométrique est de 1000 millimètres de pluie. La pluviométrie oscille entre 1.200 et 1.600 mm par an. La région de Koundara est considérée comme la région la plus chaude et la plus aride du pays. Le taux moyen d’humidité relative est de 60. La pression atmosphérique est très variable. Ce qui rend la zone particulièrement vulnérable suite aux changements climatiques en cours (voir rapport Ministère des Mines, de la Géologie et de l’Environnement, août 2002).
3.      Végétation :
Son couvert végétal est de type Sahélien, le signe végétatif est celui de la savane herbeuse d'un côté et boisée de l'autre, le parc Niokolo Badiar est un milieu naturel abritant des milliers d’animaux qui sont en détresse actuellement à cause la coupe abusive des arbres, le braconnage, le changement climatique et le vol des spécimens. Il est classé dans le type de foret non classée.
Une végétation qui rappelle les réalités de la zone Soudanaise dont elle constitue la transition avec le Fouta Djallon (savane arbustive et savane arborée). Elle est formée par endroit des forets galeries qui longent les cours d’eau mais aussi de grandes plantations qui tendent à disparaître (Nioronko, Loni, Sewa et Wawa). Il faut le signaler que ces eaux tarissent pendant la saison sèche et s’entrecoupent. L’érosion du sol et l’avancée du désert sont à signaler.
4.      Hydrographie :
La Préfecture de Koundara se situe entre deux versants fluviaux, celui du bassin versant de la Haute Gambie et celui de Koliba. La préfecture est arrosée par trois cours d’eaux :
Le koliba ou Kombat qui reçoit le banané à la limite de Gaoual, le Woulandjiwol venant du Mont Badiar et le Koulountou à l 'Est qui se perd dans le nord en traversant le parc national du Niokolo Badiar. Toutefois, il faut signaler l’existence d’innombrables marigots qui arrogent la préfecture malgré que la plus part est loin du centre urbain, nous avons entre autre :
Loni : à l’Est de la ville en partance vers Youkounkou
Kadjo Diowé : à l’Ouest de la ville en partance vers les confins de Sambailo
Pantiankiwol : à l’Est de la préfecture.
Wousson : au Nord de la préfecture et abrite aujourd’hui le château d’eau de la SEG (Société des Eaux de Guinée).
Wounouwol : au Nord de la préfecture et tant d’autres, il y a également des mares comme celle de King-Kong que l’érosion du sol a complètement dominé au l'Est la ville.
Sans oublier aussi les fleuves de petites tailles comme le Thalgwel, Oulandjiwol, Kantoutou,  Kalandjo, Doussoussou, Kathiawouro, Danini, Senini, Panini, Mtiyi, Bankoukou, Amban, Kaparabinawol, Dokoual, Kayanga.
Il ya aussi des mares pérennes comme celles de Bataba et d'Akana)

Pour localiser la préfecture de Koundara via internet, cliquer sur ce lien :
 12° 29′ 02″ nord, 13° 18′ 08″ ou est ou encore sur cet autre lien qui vous redirigera automatiquement sur la carte google

B.     La Commune urbaine

Située au centre de la préfecture, la commune urbaine de Koundara constitue un carrefour à la fois pour toutes sous-préfectures mais aussi au-delà. Elle est composée de six (06) quartiers (Hafia, Mosquée, École, Hamdallaye, Dar Salam et Athiabaly) avec une population de 27. 443 habitants en 2015 en perpétuelle croissance.
Selon les normes de l’OMS, une personne a besoin en moyenne de 40 litres d’eau par jour ; ce qui, au regard de la desserte actuelle à Koundara est loin d’être atteint malgré une chaleur infernale allant jusqu’à 40°C pendant la journée.
Avec l’adduction d’eau de la SEG de 1998, la majorité des puits traditionnels ont cessé de fonctionner laissant la place à quelque rares forages manuels non régulièrement entretenus. Aucun fleuve ne traverse cette commune urbaine et les petites rivières des alentours sont saisonnières et distants du centre-ville (Wounouwol, loony, Lougerekewé).

II.3. Situation actuelle de la déserte en eau de la Commune urbaine

Actuellement, les sources d’approvisionnement en eau de la commune urbaine sont constituées essentiellement :
-          Services de la SEG : Pour une déserte d’environ 3 heures de temps par jour (généralement entre 3 heures et 6 heures du matin), la quantité servie par la SEG peut être estimée entre 150 et 200 m3 d’eau par jour (tenant compte d’une capacité de production de 50 à 60 m3 par heures) ;
-          Les forages manuels : 48 dont 32 sont actuellement fonctionnels, les forages manuels ont un rendement très faible compte tenu de la vétusté, du manque d’entretien et de travail physique à fournir ;
-          Les puits traditionnels dont la majorité est à l’abandon tarissent tous en saison sèche.

II.4. Estimation des besoins en eau de la commune urbaine

La population de Koundara est en majorité agro-pastorale même si le commerce joue de nos jours un rôle clé dans le développement de la préfecture. Ceci dit, les besoins en eau sont de divers ordre :
-          Les besoins en eau des populations pour les utilisations quotidiennes dont les quantités sont loin d’être satisfaites. Pour une population de plus de 30 000 habitants, ce besoin peut s’estimer à plus 1 200 m3 d’eau par jour.
-          Les besoins des cheptels (bovins, caprins, ovins) qui sont difficiles à estimer compte tenu de leur mobilité saisonnière à la recherche de l’eau et des aliments.
Au regard de la situation actuelle sur les quantités et les manières utilisées pour trouver cette ressource vitale, nous pouvons estimer la production actuelle (puits traditionnels, forages manuels, production de la SEG) à peine à 50% du besoin réel. Cette situation se dégrade davantage pendant la saison sèche lorsque les puits et marigots tarissent.

III.             STRUCTURE PORTEUSE DU PROJET (COJERREK)


            III.1. Présentation de la COJERREK

Le « Conseil des Jeunes Ressortissants et Résidents de Koundara » en abrégé COJERREK est une organisation non gouvernementale à but non lucratif dont l’objectif principal est de promouvoir le développement communautaire durable à travers la promotion d'une meilleure éducation scolaire à la base, la bonne gouvernance locale, la promotion de la santé communautaire et la protection de l’environnement. Cette dernière basée sur des campagnes de protection de reboisement et de sensibilisation au niveau local et couvrant toutes les collectivités relevant de la préfecture de Koundara. Le COJERREK étant composé des jeunes ressortissants de la Commune Urbaine de Koundara et des six sous-préfectures est une organisation largement représentative qui est composée essentiellement de Jeunes, Hommes et Femmes, tantôt ressortissants, tantôt résidents de la Préfecture de Koundara ainsi que des personnes de bonne volonté partageant cet idéal.
Date et numéro d’agrément :
Décision N° 081/PK/2018, portant agrément du Conseil des Jeunes Ressortissants et Résident de Koundara, en abrégé  « COJERREK »  en date du 04 Décembre 2018.

 

            III.2. Activés réalisées

Depuis sa création, le COJERREK tente de réaliser ses activités malgré ses maigres composés essentiellement que des cotisations des membres de l’association et des personnes de bonne volonté. L’activité la plus remarquable fut la campagne de reboisement organisée durant les mois d’Août et septembre 2018. Elle a consisté à la réalisation d’une campagne de reboisement de 460 plantes tout au long de la route nationale N°23 traversant la commune urbaine du Nord au Sud. Une campagne de sensibilisation sur la protection de l’environnement à la radio rurale locale, une campagne de formation des jeunes élèves sur le module de Développement personnel, de montage de microprojets de développement ainsi leadership. A noter que tous les rapports d’activités et de missions sont disponibles sur notre blog à l’adresse suivante  https://cojerrek.blogspot.com/ .

IV.             DESCRIPTION DU PROJET

Le projet consiste à aménager des forages solaires dans les différents quartiers de la commune urbaine, soit six (6) forages. Un forage au moins par quartier auquel seront connectées des cuves de grande capacité afin de permettre à la population de se servir à tout moment indépendamment du temps. Les dits quartiers sont entre autre : Hafia, Mosquée, Ecole, Dar Salam, Hamdalaye et Athiabaly.        

IV.1. Objectifs

Le principal objectif de ce projet est d’améliorer significativement la desserte en eau dans la commune urbaine de Koundara. Loin d’assurer la relève de la SEG, ce projet, se veut complémentaire à la production actuelle de celle-ci nettement en deçà des besoins des populations. Cet objectif général se décline aux objectifs spécifiques suivants :
-          Aménager un (01) forage solaire dans chaque quartier de la commune urbaine ;
-          Installer des cuves de 10 m3 de capacité pour chaque forage ;
-          Mettre en place un comité de gestion dans chaque quartier.

IV.2. Résultats attendus

Au terme du projet, les résultats suivants sont attendus :
-          Un forage solaire aménagé et fonctionnel dans chaque quartier ;
-          Des cuves connectées au forage avec des robinets fonctionnels ;
-          Un comité de gestion local mis en place et fonctionnel ;
-          Un guide de gestion consensuel disponible.

V.                EQUIPES DE GESTION DU PROJET :

Pour la mise en œuvre de ce projet, plusieurs instances seront mises en places et fonctionnelles :
V.1. Le comité de pilotage :
C’est l’organe d’orientation du projet, il est composé de 5 membres issus du bureau exécutif du COJERREK et appuyé par des personnes ressources choisies au sein de la communauté du Badiar à Conakry. Ses membres se réunissent tous les mois pour évaluer l’avancement des activités et apporter éventuellement des corrections et surtout de l’appui à l’unité de gestion du projet.
Les membres sont :
1-      Korka BOIRO : Président du COJERREK
2-      Ousmane BOIRO
3-      Mamadou Malal DIALLO
4-      Bill BOIRO
5-      Moussa BARRO
V.2. L’Unité de gestion :
Pour une bonne exécution de ce projet, l’équipe de gestion sera choisie parmi les membres de l’association et/ou les ressortissants de Koundara en tenant compte de leur compétences/expériences mais aussi de leur engagement et disponibilité pour le projet. Cette équipe sera composée de :
-          Un Coordonnateur de projet : Mamadou Diouhaya BALDE
-          Un Responsable Administratif et Financier (un membre de l’équipe finance de l’association) : Ousmane BAH
-          Un Chargé de Passation de Marchés : Mamadou Dian Boiro
-          Un Chargé de Suivi-évaluation de projets : Djibril Wagué
-          Un chargé de communication : Mamadou Keita
Tous les marchés du projet seront soumis à concurrence entre tous les candidats intéressés sans distinction d’aucune avec pour seul objectif un travail de qualité au moindre coût.

VI.             PLAN DE MISE EN ŒUVRE

Ce projet évoluera en différentes phases :
A-    La Phase 1 : Montage du projet :
Cette phase consiste à l’identification des besoins, la mobilisation des ressortissants autour du COJERREK afin de discuter des solutions à apporter au problème d’eau dans la commune urbaine de Koundara. Elle se termine par la présentation et l’adoption du document projet. Une commission de 5 membres a été conçue à cet effet. Elle couvre les mois de Mai et Juin 2019.
B-    La Phase 2 : Mobilisation de fonds
La mobilisation de fonds commence dès l’adoption du document projet par les membres de l’association et/ou ressortissants de la préfecture. Elle part du mois de juillet à fin Octobre 2019.
C-    La Phase 3 : Exécution
La phase d’exécution part de novembre 2019 à Mars 2020. Elle consiste à rencontrer les autorités locales et les populations, identifier les sites devant abriter les forages, réaliser les forages, mettre en place des comités de gestion locaux ; le tout clôturer par la remise officielle des forages.

VII.          BUDGET

Le budget de projet est composé des frais d’acquisition et d’installation du matériel technique, du forage des puits et des missions de contrôle et de supervision du projet.
N° D'ordre
Désignation
Quantité
Prix Unitaire GNF
Montant GNF
1
Panneau  250W /24V
8
              1 400 000  
         11 200 000  
2
Batterie au plomb 150AH/12V
4
              1 300 000  
           5 200 000  
3
Régulateur solaire 60A  /24V
2
                 900 000  
           1 800 000  
4
Onduleur chargeur 24V DC/220V AC/50HZ/3000VA
1
              5 300 000  
           5 300 000  
5
Cosse
4
                   20 000  
                80 000  
6
Câble souple 3G2, 5mm2
10
                   15 000  
              150 000  
7
câble souple 16mmé
6
                   35 000  
              210 000  
8
Support métallique des panneaux
1
              2 000 000  
           2 000 000  
9
Pompe Forage 750W
1
              4 000 000  
           4 000 000  
10
Forage du puits
1
            30 000 000  
         30 000 000  
11
Cuve de 5 m3
2
              6 500 000  
         13 000 000  
12
Robinets
4
                   50 000  
              200 000  
13
Support métallique des Cuves
2
                 500 000  
           1 000 000  
TOTAL
         74 140 000  

Ceci reproduit sur les 6 quartiers de la commune urbaine, nous obtenons :
Total1 = 74 140 000 GNF x 6 = 444 840 000 GNF.
Main d’œuvre pour l’installation des matériels : 8 000 000 GNF x 6 = 48 000 000 GNF
A cela s’ajoutent les frais de déplacement de l’équipe de gestion et quelques membres de l’équipe de pilotage à trois reprises :
-          Au démarrage du projet : 7 personne x 400 000 GNF = 2 800 000 GNF
-          A mi-parcours : 5 personnes x 400 000 GNF = 2 000 000 GNF
-          A la réception : 10 personnes x 400 000 GNF = 4 000 000 GNF
Soit un total 2 de : 8 800 000 GNF.
Communication et média : 10 000 000 GNF
A noter que seuls les frais de transport Aller et Retour sont payés pour ces équipes, les frais de séjour étant à leur charge.
Ce qui donne un coût global de : 444 840 000 GNF + 8 800 000 GNF + 48 000 000 GNF + 10 000 000 GNF = 511 640 000 GNF (Cinq cent onze  million six cent quarante mille francs guinéens).

VIII.       SUIVI ET EVALUATION

Le COJERREK, compte réaliser ce projet suivant non seulement ses capacités financières mais aussi renforcées par les financements des partenaires de bonne volonté. Sa mission s’inscrit uniquement dans le cadre communautaire. Il mettra tout en œuvre pour que les acquis vitaux des populations soient préservés. Car il est important de renforcer les infrastructures liées au quotidien mais le plus important est de savoir les entretenir et les préserver.
Le COJERREK, par la mise en place d'un comité local de veille en relation avec les élus locaux et les autorités de tutelle, se met à l’avant-garde des problèmes éventuels d’ordres organisationnels en faisant régulièrement des rappels  et contrôles allant dans le sens de la préservation des infrastructures et de l’entretien permanent des équipements.
Le COJERREK, va mettre des cellules de communication pour le partage et la remontée des informations crédibles  à l’antenne mère (Conakry) à travers ce numéro vert : 625.04.47.30  joignable en temps réel. Sans oublier la mise à disposition des recommandations auprès des autorités locales pour réprimer toute personne qui porte atteinte au bon fonctionnement des infrastructures. (Code de conduite et de protection des infrastructures ; à établir et à signer avec les populations, les élus locaux et les autorités locales).  

IX.             CONCLUSION

Tous les rapports seront rédigés et acheminés vers les personnes physiques, morales et institutions qui vont accompagner le COJERREK pour la réalisation du projet tant dans sa conception que dans son exécution. Pour terminer le COJERREK se réserve le droit de poursuivre en justice toute personne qui volerait, couperait, brulerait ou déplacerait une ou plusieurs équipements, pour exiger, réparation, punition et dommages intérêts. Voir (Code de conduite et de protection des infrastructures ; à établir et à signer avec les populations, les élus locaux et les autorités locales). 

NB : Propriété Certifiée du cojerrek

République de Guinée,
Conakry le 30 Juin 2019


Le Président du COJERREK, Korka BOIRO

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