Koundara Présentation
Présentation
Géographique:
La
préfecture de Koundara était dénommée Fédération de Koundara faisant partie du
Commissariat Général de la Révolution de Boké. Cette préfecture est située dans
la partie Nord-Ouest de la République Populaire Révolutionnaire de Guinée,
actuel République de Guinée. La préfecture de
Koundara est située entre le 12 ème degré 29 et 12° ème degré 09 de latitude
nord et entre le 13 ème degré 18 et 13 ème degré 08 de longitude ouest. Son
niveau à la surface du globe est d' une altitude faible de 260 m en
moyenne. Elle est limitée au nord par la République du Sénégal, à l’est par la
préfecture de Mali, au sud par la préfecture de Gaoual et à l’ouest par la
République de Guinée Bissau. Elle couvre une superficie de 5.500 km2 pour
une population de 106.048 habitants en 2010, soit 20.000 Habitants pour la
commune urbaine, une densité préfectorale de 17 habitants par km2. Elle a possède une
mosaïque de population depuis un demi siècle.
De
par son sol la préfecture est riche en Banco argile, qui contribue à la
fertilité du sol favorable à l’agriculture.
Son
climat est Subsaharien : avec une température parfois qui dépasse les 45°c en
Avril et Mai, avec une moyenne de 30°C en Août et 15 à 22°C en Décembre et
Janvier. Le climat est aussi du type tropical, chaud et sec, il est caractérisé
par deux vents dominants : l’harmattan et la mousson : le premier vent venant
de l’Est, dessèche le pays après l’hivernage. Il souffle de décembre à mai dans
la direction du Est-Ouest tandis que le second souffle de manière imperceptible
en Mai et Juin dans la direction Sud Ouest et Nord Est. Ce qui explique une
chaleur remarquable après les pluies hivernales. Les pluies sont soumises à un
régime irrégulier qui s’étend Généralement de Juin à Novembre le maximum tombant
en Juillet et Août, la moyenne pluviométrique est de 1000 mm. La pluviométrie oscille entre 1.200 et 1.600 mm par an. La région de
Koundara est considérée comme la région la plus chaude et la plus aride du
pays. Le
taux moyen d’humidité relative est de 60. La pression atmosphérique est très
variable. Ce qui rend la zone particulièrement
vulnérable suite aux changements climatiques en cours (voir rapport Ministère
des Mines, de la Géologie et de l’Environnement, août 2002).
Végétation : Son couvert végétal
est de type Sahélien, le signe végétatif est celui de la savane herbeuse d'un
côté et arborée de l'autre, le parc Niokolo Badiar est un milieu naturel
abritant des milliers d’animaux qui sont en détresse actuellement a cause la
coupe abusive des arbres, le braconnage, le changement climatique et le vol des
spécimens. Une végétation qui rappelle les réalités de la zone Soudanaise dont
elle constitue la transition avec le Fouta Djallon. Elle est formée par endroit
des forets galeries qui longent les cours d’eau mais aussi de grandes
plantations qui tendent à disparaître (Nioronko, Loni, Sewa et Wawa). Il faut
le signaler que ces eaux tarissent pendant la saison sèche et s’entrecoupent.
L’érosion du sol et l’avancée du désert sont à signaler.
Relief :
Le
relief est peu Accidenté (260 m d’altitude en moyenne). Cependant dans ce vaste
territoire uniforme se détache quelques élévations montagneuses comme :
Mont
Ziroun (365 m) Mont Tongou (449 m) Le cocon Tandja (385 m) Mont BADIAR (505 m)
A
part des montagnes, Koundara présente une diversité de paysages qui constituent
bien sur une ressource potentielle touristique, avec l’existence de plateaux,
des plaines comme celles de Wanoumou, de Kandayda, de Tabadel, de Kamabi. Des
Bowés très riches en herbes pour le pâturage, ainsi que des bandes de sables (Sewa,
Sinthian, Youkounkou) tout comme des zones de graviers signe de la sécheresse (Guinguan,
Termessé)
Hydrographie : la Préfecture de
Koundara est arrosée par trois cours d’eaux :
Le
koliba ou Kombat qui reçoit le banané à la limite de Gaoual, le Woulandjiwol
venant du Mont Badiar et le Koulountou à l 'Est qui se perd dans le nord en
traversant le parc national du Niokolo Badiar. Toute fois, il faut signaler
l’existence d’innombrables marigots qui arrogent la préfecture malgré que la
plus part est loin du centre urbain, nous avons entre autre :
Loni
: à l’Est de la ville en partance vers Youkounkou
Kadjo
Diowé : à l’Ouest de la ville en partance vers les confins de Sambailo
Pantianki
: à l’Est de la préfecture.
Wousson
: au Nord de la préfecture et abrite aujourd’hui le château d’eau de la SEG
(Société des Eaux de Guinée).
Wounouwol
: au Nord de la préfecture et tant d’autres, il y a également des mares comme
celle de King-Kong que l’érosion du sol a complètement dominé au l'Est la
ville.
Cultures : Koundara est l'une
préfecture de la guinée les plus riches en potentialités culturelles, les
cérémonies de la circoncision et de l’excision se faisant pendant la saison des
pluies constituent des moments animés dans les contrées de Koundara comme : Youkounkou,
Guinguan et Termessé.
Missira,
Sinthiourou kebou, Wousson, Salemata, Kaparabina, Sounkoutou, Samboilo,
Sambaldé, Boundou Fourdou, Kandikka, Sewa, Dahifa, Loni, Donghol, Wawa,
Wounouwol, Dayifa, Samba Kouttan, Paounka, Madina Badiar, Kabendou, Djammehoum,
Wadiatoullaye, N'doupou, Kouttan, Maroun, Sareboido, Kathiawouro, BesseWouro,
Alto, Altou Saran, Kamaby, Doukourela, Sinthian Paté, Sinthian Barodi, Sinthian
Hoggo, Sinthian tobo, Sinthian Bouren, Sinthian Bory, Madina Djan, Thioupoutel,
Kandoulo, Niannounkou, Daroum, Leypete, Lounguerekwé, Alkemé, Bhohere, Netere,
Diamatou, Akadasso, Kinssanbougou,
Mamanayi, Gadda Djoloyi, Tabadel, Kandayida, Hamdallaye, Athiabaly, Loni,
Donghnol, Youkounkou, Ourak, kIdak, Ourous, Tatina, Oubagui, Ouyane, Ithiou, Panthianki,
Sanka 1, Sanka 2, Angafou, Andefou, Madina Saffa, Hamdallaye, Guinguan,
Thiaguisse, londal, Kiffaya, Boumehoun, Leykonin, Koubiya, Termessé, Botomelé, Waline,
Debhou, Thiékéré, Poughar, Pourkini, Doïdoï, Diary Kounda, Woulandji,
Parakankan, Boussoura, Tawourou Tanda, Lilikimi, Tilan, Bidal Yera, Kiffaya,
Danini, Niornior, Mamandjoula, Kouba, Barkèrè, Tournal, Dar Salam, Yeroba, Dolo
Woury, Bambou, Hamdallaye, Foma, Boussoura Dama, Taourou foulbe, Andakere, alanakere, Nipayah, Gandjine, Thiawoun Gandjine, Mawazine, Bawho fello, Andef, Wounou wounou, etc…
Peuplement et Population : les Badiarankés (10%)
sont considérés comme les premiers habitants de la région avant même le 19ème
Siècle, qui ont donné leur nom à la région « Badiar » au Nord-Ouest de la cité
suivi des Foulakoundas (20%) peuple très civilisé à l’époque qui fonda non pas
la contrée badiaroise mais la ville de Koundara. Un éclaircissement important à
apporter. Les badiarankés les premiers à s'installer, ce fut généralement derrière
la montagne. Tandis que les Foulakoundas venus par la suite ont été les
premiers à s'installer au bas de la montagne (Koundara Centre et Sareboido).
A
cela s'ajoute ensuite des Bassaris (5%), des Koniadji (2), des Tanda Boyini, venus
du Sénégal et du mali, ensuite des Soninkés ou Sarakolés ou encore des Markas,
puis des Madinka ou Madinko ou Sebbe, venus du Mali et de la Casamance par la
suite des Diakankés venant Fouta Djallon et Mali a causes des hostilités et
rivalités religieuses entre les deux communautés et enfin les dernières vagues
furent les Foutankés ou peulhs ou Foulbés (60% de la population) au 20 ème
siècle suite à leur affaiblissement au Fouta Djallon avec l’arrivée des colons
blancs. A cela on peut ajouter la vague migratoire des Madinka ou Malinké après
l’indépendance avec la nouvelle administration politique avec eux les
forestiers qui deviennent de plus en plus nombreux dans la préfecture.
Religion:
70%
de la population est musulmane tandis que 15% catholique et les autres 15% sont
animistes. Des grandes mosquées ornent encore la ville de Koundara et les sous
préfectures possèdent très peu d'infrastructure religieuses. On dénombre
beaucoup d'écoles coraniques de part d'autres dans les villages environnants
avec des lettrés très convoités dans la zone. On rencontre plusieurs églises
dans la préfectures notamment dans la commune urbaine et celle Ourous dans la
sous préfecture de Youkounkou d'ou est d'ailleurs originaire le Père Robert
Sarah, qui est aujourd'hui au Vatican.
Resistance Coloniale : les Koniadjis furent
un exemple résistant de la région avec le leader : kouré-gnaaki qui dompta les
peuples environnants qui marchandaient avec les colons.
Il
faut signaler que ce peuple garde encore des traits caractéristiques de sa
tradition de façon authentique.
Administration : la region de Koundara
existait depuis des siècles. La colonisation française en fait un
arrondissement en 1905 avec Youkounkou comme chef-lieu et qui relevait de la
commune de Gaoual. Apres l'indépendance la révolution en a fait un pouvoir
révolutionnaire régional ainsi Koundara a été érigé en
chef-lieu administratif en 1963 remplaçant Youkounkou en transférant
l'autorité administrative de Youkounkou vers Koundara. Ce fut plus tard une
préfecture avec l'instauration de la déconcentration des pouvoirs publics après
les reformes de la république. A la date de sa
création en 1963, Koundara regroupait quarte arrondissements. En 1977 il a été
créé deux nouveaux arrondissements: Kamabi et Sambaïlo. Aujourd’hui, la
préfecture fait partie de la région administrative de Boké, et elle compte en
une commune urbaine et six Communautés Rurales de Développement (CRD) qui sont
devenues de nos jours des communes rurales à savoir: Guingan, Kamaby, Sambaïlo,
Sareboido, Termessé et Youkounkou. La commune urbaine compte en huit districts
urbains (Kandaïda, Mamandjoula, Mama-Nayi, Kandaida, Kinssanbougou, TP, Loni et
Athiabaly) et quatre quartiers centraux:
Hafia: quartier
résidentiel qui abrite les locaux de l'administration publique, la cité des
fonctionnaires, l'ancienne commune urbaine, la maison des jeunes, le stade préfectoral,
le centre de lecture, la Société des Eaux de Guinée, l'hôtel de ville, la
BICIGUI et la FIbank, l'hôpital préfectoral, cinq écoles primaires et une
medersa) la tribune préfectorale et deux stations services. Sans oublier l'établissement
de la mission catholique avec une ancienne église dont une bâtisse en chantier
aujourd'hui et celui de l'église pentecôte.
Mosquée: Quartier
populaire de la ville de Koundara, qui abrite la grande mosquée de la préfecture,
le grand marché, la place publique ou place de l'indépendance, la gare routière
principale, le siège de la gendarmerie et celui du commissariat central (qui
aujourd'hui a été déplacés au quartier Hafia) la nouvelle commune urbaine, une école
primaire, une station service, une fontaine solaire.
Hamdallaye: Quartier
populaire situé au Nord de la ville de Koundara, celui-ci abrite le nouveau
marché qui é été inauguré dans les années 2000 mais dont les transactions
tardent encore à s'intensifier.
Ecole: Quartier
historiquement habité par les premiers habitants du centre urbain les Foulakoundas,
communément appelé "Gorol" lignée masculine témoignage Foulakoundas
qui assurait le patriarcat avant l'indépendance. Ce quartier abrite une école
primaire de nom de "Mamadou Boiro" jeune garde républicain assassiné
au temps de la révolution en 1969, largué d'un hélicoptère par ses ravisseurs-comploteurs
du célèbre ''Complot-Kaman-Fodeba". Ce quartier fut egalement appelé
""quartier Mamadou Boiro''' par allusion ou reconnaissance à ce
vaillant ce jeune homme.
Haute Banlieue: (kandaida
Mamandjoula Mama-Nayi Kandaida Kinssan-bougou TP Loni et athiabaly) les six CRD sont divisées en 44
districts qui comptent à leurs tour beaucoup de munis-arrondissements ou
hameaux.
Elle
compte 6 sous préfectures autrefois appelées PRL ( pouvoirs révolutionnaires
locaux)
notamment
: Sareboido, Sambailo, Kamaby, Guingan, Youkounkoun, Termessé
Economie:
L‘agriculture et le commerce constituent
les principales activités économiques de la préfecture de Koundara. Les
principales cultures sont le riz, l’arachide, le maïs, le sorgho, le fonio, le
mil, le manioc et le coton. On y pratique également des cultures maraîchères,
dont les principaux produits sont la tomate, la laitue, le piment et
l’aubergine.
Les vivrières à caractère extensif sont
pratiquées partout dans la préfecture. La vocation et les rendements sont très
variables d’une zone à l’autre, suivant les conditions hydriques, pédologiques
et les structures agraires. Le riz et à un degré moindre le mil, l’arachide, le
fonio et le mais sont les spéculations dominantes sur les grandes étendues des
plaines de l’ouest et du nord-ouest. Les sols souvent cuirassés des plateaux
sont peu cultivés (mil, fonio) et réservés généralement aux parcours.
Les palmeraies naturelles (palmiste) sont
exploitées par les Koniaguis de Youkounkoun pour l’extraction du vin de palme.
Une société cotonnière (sans usine
d'égrenage) a été créée dans la préfecture de Koundara en 1985. Elle a été
financée par la coopération française et la société française «Développement
des Agro-Industries du Sud» (Dagris).
Malgré son caractère extensif, l’élevage
joue un rôle capital dans le systèmes productif, en particulier dans la zone
occidentale où bon nombre d’éleveurs détiennent des troupeaux de plus de 50
têtes et effectuent des transhumances saisonnières sur de grandes distances à
l’intérieur de la préfecture ou vers celle de Mali. Plus de la moitié du
cheptel est concentrée dans les sous-préfectures de Sareboïdo, Sambaïlo,
Guinguan et Kamaby.
Le produit artisanal typique à la
préfecture de Koundara est le tam-tam (tambour), mais on y trouve également
d’autres produits comme ceux de la forge (petits outillages agricoles,
charrues), de la poterie, de la vannerie (nattes) et de la production de
ruches. A ceux-ci s’ajoutent les produits des tailleurs, des menuisiers et des
teinturiers Sarakolés et marakhah. La pêche et la chasse sont egalement
pratiquée dans la zone.
Autres infrastructures:
Le Grand Hôtel Boiro est complètement
délabré mais, selon le gérant, en perspective de rénovation. Dans cet hôtel
existent une boîte de nuit, une terrasse et une place d’enfuit théâtre.
L'Hôtel Gangan
L’Hôtel Nafaya (hôtel fermé) qui disposait
d’une adduction d’eau, d’une salle de spectacle et d’une boîte de nuit
alimentée par un groupe électrogène.
Les cinq chambres de l’Auberge Assifat
sont climatisées chacune avec une douche interne et un salon bien meublé avec
une table à manger. Dans sa cours existe un bon lieu récréatif. Les clients
bénéficient de l’eau potable, grâce au forage, et d’un groupe électrogène.
L'hôtel de Sambailo, Les boîtes de nuit, Hôtel
Boiro, Nirvana, Sambailo, Air Guinée, Bafana Bafana qui ne fonctionne plus Kadji
Kadji (fermé depuis les années 2000.
Gastronomie:
Dans chacun de ces réceptifs
gastronomiques sont offerts des plats variés, comme le riz et le fonio avec
sauce à feuille, sauce d’arachide ou sauce de tomate. Certains font du poulet,
de la viande et d’autres spécialités sur commande.
Grand hôtel gangan, Sawaba, Sir, Areeba, Diouma,
Salima, Diaro, Kadidja, Orientale, Thierno café, Ibhrahima café
Tourisme
Le tourisme reste encore un secteur peu
connu dans la préfecture de Koundara. Pourtant, quelques sites touristiques non
négligeables existent, à savoir:
La plage Assalamalékou: C’est une
véritable bande de graviers fins soigneusement tapis le long de la Koliba,
fleuve entre Gaoual et Koundara. C’est aussi une zone de repris et de plaisir,
mais son accès est très difficile faute d’aménagement.
La plage Inguinor: C’est aussi une immense
couche de sable fin le long de la Koliba.
Les plages Djourdé et Mayahoun: Dans la
forêt de la sous-préfecture de Saraboido, les jeunes des villages de la
localité y font leurs retraits pour se baigner.
Le site Tamou-Tamou de Marou: Un site où
existent sur les roches les traces des hommes et des animaux d’une époque
lointaine. Les habitants font comprendre qu’on ne connaît pas la période
pendant laquelle ces traces ont pris leurs origines. On ne dispose pas d’études
scientifiques afférentes. Dans le même site existe le Facékotö, ancienne piste
du roi Alpha Yaya pour se rendre en Guinée Bissau.
Le parc national du Badiar: qui avait plus
de 700.000 animaux sauvages. Autrefois les élèves partaient en excursion pour
regarder les animaux mais aujourd'hui la destruction de la biodiversité oblige
certains spécimens à migrer dans les parcs voisins du Sénégal et du mali.
Le Koulountou petit et grand: endroit
situé à 7 km de la ville. C'est là que les jeunes gens passaient leurs journées
à faire de la lessive pendant plusieurs années jusqu'au 11 mai généralement. A
noter que cette histoire s'est arrêtée avec l'addition d'eau de la SEG dans les
années 2000.
D’autres sites intéressants existent dans
la préfecture, mais ils sont moins connus, à savoir le site des abeilles de
Allontènè à Ityou (Youkounkoun), la mare sacrée d’Akana (Saréboido), le
mausolée d’Allotènè à Ityou, les falaises de Badiar, les vestiges d’artillerie
coloniale à Youkounkoun et le parc de Wankolokoba (parc de Badiar).

Merci beaucoup
RépondreSupprimer